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Sœur Natalia Martínez, témoignage d'une Fille de la Charité en Haïti

"Le tremblement de terre a provoqué une terrible catastrophe"
23 août 2021
Sœur Natalia Martínez
Filles de la charité

Sœur Natalia Martínez, 75 ans Fille de la Charité et infirmière missionnaire en Haïti déclare que le tremblement de terre a provoqué une "terrible catastrophe" et demande "de ne pas fermer nos cœurs à cette tragédie".

Selon le dernier rapport officiel, le séisme de magnitude 7,2 survenu le 14 aout en Haïti a fait au moins 2 189 morts, 12 268 blessés et plus de 80 000 sans-abris.

Le tremblement de terre "a fait tomber deux cathédrales et deux paroisses, dans l'une desquelles plusieurs baptêmes étaient en cours de célébration, et dont de nombreuses familles avec enfants sont morts, c'est une terrible catastrophe", raconte sœur Natalia. C’est depuis un dispensaire de Port-au-Prince, la capitale, qu’elle aide chaque semaine des centaines de familles démunies.

En ce moment, la communauté des Filles de la Charité sur place se prépare à envoyer de l'aide dans la zone touchée, même si, "La route qui relie la zone la plus endommagée est contrôlée par des bandits. Les autorités et les évêques ont suppliés de laisser passer l'aide humanitaire et il semble qu'ils laissent déjà passer les camions, mais c'est une zone très dangereuse". 

Depuis leur dispensaire de Port-au-Prince, les Filles de la Charité nourrissent, assistent et éduquent différents groupes chaque jour : le lundi, elles reçoivent près de deux cents femmes enceintes, le mardi des adultes, le mercredi elles vaccinent et nourrissent des enfants malnutris, le jeudi des adultes à nouveau et le vendredi elles consultent les mères et leurs enfants. Les samedis et dimanches, les sœurs restent disponibles pour continuer à aider ceux qui en ont besoin.

"En raison de la violence qui règne dans cette région, les cinquante personnes âgées dont nous nous occupons habituellement ne peuvent pas venir ici au dispensaire et nous apportons de la nourriture à leur domicile", déclare sœur Natalia dont la communauté comprend également une autre religieuse espagnole, une polonaise et une haïtienne. 

Elle appelle à ce que "cette tragédie ne soit pas oubliée".

Source: Religion Digital