Au Nigeria, bien que l'essor de l'industrie pétrolière soit une énorme source de recettes pour le gouvernement, l'État ne parvient pas à lutter efficacement contre la pauvreté et à donner un accès aux soins aux plus vulnérables.
Arrivées en 1963, les Filles de la Charité œuvrent auprès des marginalisés et abandonnés du Nigeria mais aussi du Ghana et du Burkina Faso.
Grâce à 4 cliniques mobiles, elles sillonnent les territoires pour apporter une assistance médicale à ceux qui en sont dépourvus.
Lors de leurs visites, elles ont observé un nombre croissant de malades mentaux sévères, errant dans les rues et exposés à des traitements inhumains, tels que des meurtres rituels ou des abus physiques et sexuels.
Les Filles de la Charité ont ainsi créé en 1995 le centre de réhabilitation Rosalie Home pour fournir un accueil et des soins aux personnes souffrant de maladies mentales et sans ressources.
« Notre centre offre un hébergement, des soins, de la nourriture, des vêtements et un environnement sécurisant, en particulier pour les femmes qui non seulement souffrent de troubles psychiques, mais qui errent dans les rues sans aucun soutien»
« Grâce à notre accompagnement, leur dignité et leur estime de soi sont progressivement restaurées. Nous parvenons ensuite à les réinsérer dans leurs familles et dans la société. Les hommes, quant à eux, sont pris en charge dans le cadre de consultations externes »
Les Sœurs mènent en parallèle de grands programmes de sensibilisation sur les questions de santé mentale et des traitements à suivre.
« Les mythes sur la possession par le diable et les malédictions appartiennent désormais au passé. Le fait de délivrer des traitements et de sensibiliser sur les troubles psychiques a réduit la stigmatisation de ces personnes. La délivrance de soins abordables et de qualité et le taux de guérison ont incité les familles à faire venir leurs proches pour le traitement et le suivi. Ce taux est toutefois en train de diminuer en raison de l'augmentation du coût des médicaments due à l’'inflation élevée » Sr Dura Bibiana
La plupart des patients sont issus des zones rurales et se situent au bas de l'échelle sociale et politique. Ils n'ont pas les moyens de payer leur traitement dans les établissements publics.
« Le peu de ressources dont nous disposons est partagé entre l'alimentation, les médicaments et les articles de toilette. Comme nous n'avions pas d'autres sources de revenus que les dons occasionnels et que les médicaments devenaient de plus en plus chers, nous avons commencé un système de rotation des médicaments. Nous avons également été contraintes de demander aux patients de payer un montant minimal.
Mais beaucoup de patients se sont trouvés dans l’incapacité de financer cette faible contribution » Sr Dura Bibiana
« Il y a eu une augmentation des rechutes de certains de nos malades, en particulier ceux issus de milieux pauvres. Il est déchirant de voir des patients réhabilités rechuter par manque de moyens pour payer leurs factures de médicaments sans même parvenir à manger un repas complet » Sr Dura Bibiana
L’objectif de ce projet destiné aux malades issus de foyers pauvres est de
- Fournir à plus de 90 % des personnes accueillies au centre un traitement à un prix abordable
- Sortir de la rue un plus grand nombre de femmes démunies et souffrant de troubles mentaux et leur offrir à la fois un logement et un suivi médical
- Acheter les médicaments en grande quantité par souci d’économies d’échelle
129 femmes en résidence et 112 hommes atteints de maladies bénéficieront de ce projet au sein du Centre de Réhabilitation.
Au total, 241 personnes malades issues de familles sans ressources pourront continuer de recevoir les soins dont ils ont besoin.
« Nos services sont ouverts à tous et nous ne pratiquons aucune discrimination à l'égard de quiconque en raison de son sexe, de sa religion, de sa couleur, de sa tribu, de son statut social ou politique. Les sœurs travaillent avec du personnel laïc et des bénévoles très engagés dans leurs missions de protection auprès des plus fragiles »
Un grand merci à vous de nous aider à atténuer leurs maux
Avec Eux, Grâce à Vous
150 €
25 €
50 €
50 €
100 €
50 €
50 €
75 €
Je suis nigériane d’origine et Fille de la Charité depuis 35 ans. Je suis diplômée, infirmière psychiatrique/générale et thérapeute familiale de profession depuis 27 ans. J'ai également servi pendant 9 ans en tant que conseillère provinciale et durant quatre mandats de 3 ans en tant que sœur servante (animatrice de communauté locale).
J'ai suivi des formations dans le domaine du conseil en matière de VIH et du projet DREAM, de la protection des enfants et des adultes vulnérables. Je suis actuellement responsable de la protection de la province du Nigéria et chef de projet du centre de réhabilitation Rosalie Home auprès de personnes atteintes de maladies mentales.