Au Ghana, pour chercher une vie meilleure, de nombreuses jeunes femmes migrent des zones rurales à Kumasi, l'un des plus grands centres urbains du pays. Mais lorsqu’elles arrivent en ville sans formation ni ressources, elles se retrouvent souvent en situation de grande vulnérabilité.
Au Centre de formation professionnelle Sainte-Louise-de-Marillac, les Filles de la Charité accueillent depuis plusieurs années des jeunes femmes âgées de 15 à 25 ans qui qui vivent dans la rue, sont issues de familles rurales pauvres, ont abandonné l'école, sont orphelines ou issues de familles brisées, qui risquent d'être victimes d'un mariage précoce ou d'exploitation.
Elles ont la possibilité d’acquérir des compétences professionnelles pratiques (couture, restauration, coiffure, bases de l’entrepreneuriat), d’apprendre à lire et à écrire.


« Nous améliorons l'accès à l'éducation grâce à des programmes d'alphabétisation qui leur donnent la confiance nécessaire pour s'exprimer, interagir et entretenir de bonnes relations avec les autres. »
Sr Gertrude
Mais l’accompagnement du Centre va au-delà : dans cet environnement sûr et bienveillant, elles peuvent grandir également en dignité, en confiance et en responsabilité grâce à une formation personnelle, un soutien psychosocial et spirituel, et au développement de compétences de vie, pour se préparer à mener une vie plus indépendante et plus digne.

« Pour elles, réussir leur formation professionnelle représente bien plus que l’apprentissage d’un métier : c’est une chance de retrouver confiance, de gagner leur autonomie et de sortir durablement de la précarité. » Sr Gertrude
Pour certaines, un obstacle très concret menace ce chemin vers l’autonomie : la faim et le manque de produits d’hygiène essentiels.
« Faute de moyens, des parents ou tuteurs ne peuvent pas toujours fournir à leurs filles de quoi manger régulièrement, ni les produits d’hygiène indispensables. Certaines viennent ainsi en formation sans avoir suffisamment mangé. Il est difficile alors de se concentrer, de suivre activement les cours et de rester assidue. L’absentéisme augmente et, pour certaines jeunes femmes, le risque est d’abandonner leur formation avant son terme », explique Sr Gertrude
Ce projet permettra aux jeunes stagiaires de rester au Centre et de bénéficier d’un accompagnement global : apprendre un métier et se préparer à leur avenir.
Les sœurs pourront fournir au moins un repas équilibré par jour aux stagiaires pendant les heures de formation. Les kits d’hygiène comprendront notamment du savon, des serviettes hygiéniques, du dentifrice, des mouchoirs et de la lessive.
Les denrées alimentaires et les produits d'hygiène seront achetés en gros afin de garantir la rentabilité et la pérennité tout au long du projet. La distribution s’étendra sur six mois.
Les bénéficiaires seront environ 120 jeunes femmes stagiaires accueillies au Centre et issues de milieux économiquement défavorisés. Elles ont été identifiées lors d’interactions quotidiennes, d’absences, de séances d’accompagnement, d’entretiens avec les parents et tuteurs, de visites à domicile.

« C’est un soutien très simple, mais essentiel : mieux nourries et mieux équipées, ces jeunes femmes pourront être plus présentes, plus concentrées et aller au bout de leur formation. » Sr Gertrude

En cas de financement du projet au-delà de l'objectif, le surplus des dons reçus sera affecté à un projet similaire.
Je suis une Fille de la Charité de Saint Vincent de Paul et je suis nigériane. J’exerce actuellement mon ministère à Kumasi, au Ghana. J’appartiens à la Province du Nigeria, qui regroupe le Nigeria, le Ghana et le Burkina Faso, et je suis Fille de la Charité depuis 25 ans.
Au cours de ces années, j’ai consacré ma vocation à l’éducation, aux services de bibliothèque, à la formation et aux services sociaux, en travaillant étroitement auprès d’enfants vulnérables, de jeunes et de familles dans le besoin.
Actuellement, j’exerce mon ministère au Centre de formation professionnelle (VTC) Sainte-Louise-de-Marillac à Kumasi, où nous dispensons une formation professionnelle et des compétences de vie à des jeunes femmes issues de milieux défavorisés.
Au sein de la communauté, mon rôle comprend la coordination administrative, la supervision du bien-être des étudiantes, l’encadrement des activités quotidiennes de formation et le soutien au développement global du Centre.
J’exerce également la fonction de sœur Servante (animatrice de la communauté locale) de ma communauté locale de Sainte-Louise-de-Marillac).