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L’aviculture pour résoudre la faim dans le monde ?

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9 mars 2018 Article Afrique secteur avicole poule poussin faim élevage

Vers une transition du marché agricole africain

Le secteur est en plein essor ! 
Et pour cause : les oeufs et la viande de volaille sont riches en protéines... et bon marché.

L’oeuf possède un apport nutritif important ainsi qu’une haute valeur biologique. C’est également une excellente source de protéines ; il renferme tous les acides aminés essentiels en proportions satisfaisantes pour l’organisme.

Comme la viande ou le poisson, l’œuf peut être servi en ” plat principal ” dans un repas équilibré mais à moindre coût. Le large choix dans sa préparation en fait également un aliment intéressant.

Philippe Lecomte, chercheur au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) explique qu’: « Un poulet est produit en quarante jours, alors qu’un boeuf nécessite vingt mois d’élevage intensif. »

Investir et développer la production avicole a donc un intérêt à court terme, en terme de rendement. Les bénéfices des efforts engagés peuvent être assez tôt constatés.

Dans notre société d’abondance, on observe un certain déclin de la consommation de viande rouge, remplacée en partie par les viandes blanches (volailles, lapin, dinde, par exemple). La terminologie n’est pas anodine : le blanc est moins agressif, évoque moins directement le sang, et donc partait plus « sain ».

L’intérêt à long terme serait de construire des usines d'abattage près des zones d’élevage afin de transformer la viande et d’ainsi maitriser la chaine de production de A à Z.
Une usine de conditionnement permettrait d’ajouter une plus value par rapport au prix de vente d’un poulet sans transformation, mais également de s’inscrire dans une véritable démarche d’entreprenariat et de développement économique.

Un autre avantage de la filière est qu’elle stimule d’autres productions agricoles, en particulier les agriculteurs et producteurs de céréales qui pourront nourrir les élevages avicoles.


Aujourd’hui l’Afrique continue d’importer l’équivalent de 30 milliards de dollars par année de denrées alimentaires alors qu’elle possède 60% de surfaces cultivables !

Selon la Banque mondiale, le marché de l'agroalimentaire en Afrique pourrait passer de 330 milliards de dollars aujourd'hui à 1 000 milliards de dollars à l'horizon 2030.

L’Afrique doit donc réussir à s’implanter là ou l’offre est faible et que la demande existe, avant que d’autres investisseurs étrangers ne s’insèrent dans ce marché prometteur. 

Pauline Tellier

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