À Madagascar, les Filles de la Charité sont présentes à Fianarantsoa (qui signifie « là où on apprend le bien » ou « qui imite bien ») depuis 1950. Cette ville comprend de nombreuses écoles, universités et séminaires. Les soeurs tiennent un centre d’accueil pour enfants et jeunes handicapés mentaux, une petite école pour enfants pauvres, et elles s’occupent de la pastorale d'une paroisse.
Dans les zones rurales, en brousse, il n’existe pas de lycée et les jeunes doivent alors rejoindre la ville. Mais pour une famille vivant dans la précarité, envoyer sa fille au lycée ou en formation professionnelle à la ville de Fianarantsoa représente un obstacle considérable : il faut pouvoir financer son hébergement et lui trouver un lieu où elle puisse vivre en sécurité.
Depuis plusieurs années, la communauté des soeurs accueille aussi dans une maison des jeunes filles pauvres de la brousse qui souhaitent poursuivre leur scolarité à Fianarantsoa et dont les parents ne peuvent pas financer un internat. Elles peuvent y être hébergées à un coût adapté à leur situation.
Le nombre de bénéficiaires varie selon les années. Elles sont trois actuellement. La capacité d’accueil est de dix jeunes filles.
Sur place, elles sont accompagnées dans leur vie quotidienne. Elles suivent une discipline commune, se réunissent chaque semaine avec Sr Marie-Louise la responsable, et préparent ensemble les repas. À chaque rentrée de vacances, chaque bénéficiaire doit apporter une participation en nature avec des produits locaux.
Mais aujourd’hui, le bâtiment qui les accueille ne permet plus d’assurer leur sécurité dans de bonnes conditions.
Un cambriolage a eu lieu pendant la nuit pour la première fois… Les murs de clôture sont trop bas et ne protègent pas suffisamment la maison : des personnes sont passées par-dessus et ont volé des affaires dans la cuisine. Depuis, les jeunes filles et les sœurs qui les accompagnent vivent avec la crainte que des intrus puissent un jour accéder directement à leurs chambres.

La maison elle-même est devenue vétuste et nécessite des réparations. Lorsque les pluies arrivent, l’eau s’infiltre à plusieurs endroits à cause de tôles abîmées. Certains murs sont fissurés et se dégradent sous l’effet de l’humidité. L’escalier métallique pour accéder à l’étage est lui aussi abîmé et représente un danger.
« Il ne s’agit donc pas simplement d’améliorer le confort de la maison mais d’offrir un lieu réellement sûr. L’insécurité et le vol sont monnaie courante. Nous sommes responsables de ces jeunes filles ! » Sr Marie Clarisse

Les travaux permettront de :
- renforcer et rehausser les murs de la clôture, et poser des barbelés pour réduire les risques d’intrusion
- remettre en état les parties dégradées par l’infiltration des eaux de pluie : murs fissurés et sales, notamment dans l’une des chambres et la cuisine, tôles du toit abimées, piliers de la varangue*...
- sécuriser l’escalier métallisé d'accès à l’étage.

« Notre hébergement peut faire toute la différence : sans cette possibilité, poursuivre des études en ville serait souvent inaccessible. L’objectif est qu’elles puissent poursuivre leur scolarité au lycée ou dans une formation professionnelle, obtenir de bons résultats et, au terme d’environ trois années, parvenir au baccalauréat ou à un diplôme professionnel.
Ces travaux contribueront concrètement à maintenir ouvertes les portes de l’éducation pour ces jeunes filles. » Sr Marie Clarisse
Avec elles, grâce à vous
* Varangue : une galerie ou véranda ouverte et ombragée, située à l'avant ou au rez-de-chaussée des maisons créoles (notamment à La Réunion, à l'Île Maurice ou à Madagascar).
En cas de financement du projet au-delà de l'objectif, le surplus des dons reçus sera affecté à un projet similaire.
Je m’appelle Sœur Marie Clarisse. Je suis entrée dans la Compagnie des Filles de la Charité 1982. Je suis assistante sociale de formation.
J’ai travaillé au Secrétariat général à la Maison Mère à Paris pendant 10 ans. À mon retour à Madagascar, on m’a nommée responsable de la Communauté de Farafangana (où je vous ai présenté le projet cyclopousse en 2019).
Depuis le mois de mai 2025, je suis à Fianarantsoa, responsable de la Communauté et d’une petite école située dans une banlieue. Comme Fianarantsoa est une ville, la Communauté accueille des filles pauvres de la brousse pour poursuivre des études.