Face à la pandémie en Equateur
Face à la pandémie en Equateur : Formation à l'hygiène et aide alimentaire
Réduction fiscale
600 € / 600 €
Élaboration du matériel pédagogique
1600 € / 1600 €
Bons alimentaires pour 130 familles
1000 € / 1000 €
Articles sanitaires pour 130 familles
1400 € / 1400 €
Masques et gel hydroalcoolique
400 € / 400 €
Frais de mise en place du projet

Présentes depuis 31 ans dans le canton de San Lorenzo au Nord-Ouest d’Équateur, les Filles de la Charité sont très impliquées dans  l'administration de l'Hôpital « Divina Providencia » qui du fait de sa proximité avec le port, accueille population locale et personnes déplacées par les conflits frontaliers.

Elles sont donc particulièrement sensibilisées au risque de  propagation du covid-19 dans les familles en situation d'extrême pauvreté.

La commune de San Lorenzo est multiculturelle avec 77% de la population issues des ethnies afro-équatoriennes Chachis et Awa. 

La majorité est employée dans les plantations de palmiers où  trop souvent les employeurs ne respectent pas la législation des heures de travail et des salaires. Près de 85% de la population vit dans une  pauvreté, qui s'aggrave depuis 10 ans. L'explosion de la zone urbaine n'a pas  été accompagnée des infrastructures nécessaires: seuls 36% ont accès à l'eau potable. 11 % de la population de plus de 15 ans est analphabète. La population est majoritairement catholique mais un nombre croissant de sectes est facteur de division dans les familles. 

Les problèmes de santé causés par la pauvreté et la violence étant de plus en plus nombreux, les Filles de la Charité ont initié depuis 3 ans un programme de prévention contre la violence liée au sexe et la traite des êtres humains.

Pour aider cette population vulnérable,  elles ont mis en place des  programmes de prévention à travers divers ateliers: 

  • Sensibilisation contre les violences sexiste et la traite des êtres humains auprès des jeunes et des adultes des quartiers pauvres.
  • Autonomisation et de développement des compétences entrepreneuriales (99 % de femmes)
  • Promotion d'une culture de paix dans les écoles auprès des enseignants et des étudiants
  • Prise en charge des victimes en partenariat avec des organisations étatiques et ONG
  • Plaidoyer auprès des gouvernements locaux et central pour la mise en oeuvre de politiques publiques visant à améliorer les conditions de vie de la population 

Le projet: prévenir les risques de pandémie auprès de ceux qui n'ont pas accès à l'hygiène 

L'Equateur est l'un des pays d'Amérique Latine qui compte le plus grand nombre de personnes infectées et le plus grand pourcentage de décès comme le recensent plusieurs médias.

San Lorenzo est l'une des communes les plus pauvres du pays. Un nombre important de familles souffre de malnutrition et la population n'a pas développé d'habitudes d'hygiène personnelle ou d’entretien de leur logement : aspects fondamentaux pour prévenir les maladies. Les conditions de surpopulation sont aggravées par un grand déficit d'accès à l'eau potable, aux installations sanitaires ou aux produits de nettoyage : facteurs de risque supplémentaire en cas de propagation du virus, auxquels ne peuvent répondre les services de santé déjà déficients dans le pays.

Une grande majorité de la population de San Lorenzo, principalement les familles vivant dans la pauvreté ne peuvent pas se conformer à l'isolement social parce qu'elles ne disposent pas des conditions matérielles ou de l'éducation sanitaire nécessaires. Si la propagation du virus progresse dans ce canton, il y aura des conséquences catastrophiques, encore plus grandes que celles que connaissent les autres villes du pays.

Si ces familles  ne sont pas  en mesure de  respecter  les consignes d'isolement social et de couvre-feu, c'est parce qu'elles doivent  gagner leur vie au quotidien et assurer leur subsitance. Les autorités locales et les organisations sociales ne disposent pas non plus de de ressources suffisantes pour aider cette population en situation d'extrême pauvreté à respecter les mesures de confinement. 

Le projet porté par Sr Sabina et sa communauté a pour objectif d’aider rapidement ces personnes  plus vulnérables que les autres à respecter des mesures d'éloignement social et d'hygiène pour se prémunir des risques du coronavirus.

Les bénéficiaires sont 130 familles en situation d'extrême pauvreté, avec lesquelles nous avons travaillé directement ou indirectement, avec le projet de Prévention de la violence de genre et du trafic d'êtres humains dans les quartiers les plus marginalisés de San Lorenzo.

Grâce à moins de 40€, chaque famille bénéficiera de matériel de nettoyage, de soins personnels et de nourriture, complétés d'une formation à l'hygiène pour les inciter à respecter les mesures d’isolement. 

Les étapes

Ce projet visant à faire face rapidement à l'urgence sanitaire, les Filles de la charité espèrent atteindre cet objectif en un mois avec les moyens visés ci-dessous:

  1. Élaboration de messages d'éducation à la santé en coordination avec les acteurs locaux, et les organisations non gouvernementales
  2. Diffusion de messages d'éducation à la santé par le biais des réseaux sociaux et des médias locaux
  3. Interventions directes dans les quartiers avec le soutien de la police nationale, des forces armées et du personnel des services municipaux
  4. Suivi et analyse, dans la mesure du possible, de leur mise en œuvre auprès des familles
  5. Coordination avec les magasins d'approvisionnement qui peuvent fournir de la nourriture et du matériel de nettoyage et qui sont en mesure d'émettre des factures 

Les fonds récoltés par le biais des Projets Rosalie permettront d’acquérir des denrées alimentaires non périssables, telles que du riz, des lentilles ou des pois chiches ou des haricots, du thon, du sel, de l'huile ; et des produits de nettoyage tels que des savons, du gel hydroalcoolique et des masques pour répondre aux besoins de 130 familles pendant 15 jours.

C'est la communauté locale des Filles de la Charité de San Lorenzo qui pilotera le projet. Elles travailleront en coordination avec le personnel technique d'autres organisations non gouvernementales locales, ainsi qu'avec les techniciens du gouvernement municipal de San Lorenzo. Les techniciens des organisations apporteront notamment leur soutien en localisant les familles qui, faute de téléphone, ne peuvent être contactés autrement qu’avec des visites sur le terrain.

Les Filles de la Charité d'Equateur vous remercient du fond du coeur pour toutes les aides qui leur permettront de lutter contre ces inégalités face à la pandémie.

Avec eux, grâce à vous !!

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L' Equipe Projets Rosalie

« Chers amis de la France,

Depuis San Lorenzo, dans la province d'Esmeraldas, nous adressons un salut et des remerciements particuliers à toutes et à chacun de ceux qui ont fait preuve de solidarité avec les familles les plus pauvres de ce canton situé à la frontière nord de l'Équateur. Grâce à votre contribution, nous allons soulager la faim, fournir du matériel de nettoyage et permettre aux personnes concernées de rester chez elles, à l'abri de la contagion du Covid-19, ou de se remettre de la maladie.

Nous tenons à vous dire que nous recevons avec une immense joie la nouvelle des 5 000€ récoltés. Ce geste contribue à équilibrer la lutte contre la pauvreté et la maladie et renouvelle l'espoir d'un monde plus équitable et plus fraternel.

Nous vous informerons bientôt et vous enverrons des photos de nos visites aux familles que vous aidez, par l'intermédiaire des Filles de la Charité.

Que Dieu vous bénisse,

Soeur Melania Granda E.
Fille de la Charité »

Envoyé il y a environ 2 mois
Annie Lestrade.

J'espère de tout cœur que les Projets Rosalie atteindront le but fixé. Certes l'argent ne peut pas tout résoudre, mais un peu de bonne volonté de chacun d'entre nous pour montrer la voie... et je suis persuadée que l'Esprit Saint donnera le coup de pouce nécessaire pour soulager un peu des familles confrontées à de si grandes difficultés et soutenir le moral des religieuses qui se dévouent à leur côté.

Envoyé il y a 3 mois
L'équipe des Projets Rosalie

"Je vous prie de montrer aux pauvres une grande affection, car ce sont les pauvres qui paient, et paieront à l'avenir, le prix le plus élevé pour les conséquences du virus et de tout ce qui s'est passé pendant la pandémie" Sainte Louise de Marillac
Ni le centre de santé ni l'hôpital Divina Providencia de San Lorenzo n'ont la capacité de prendre en charge les patients infectés par le Covid-19, car ils ne disposent pas d'assistant respiratoire, de médicaments ou d'équipements de protection pour le personnel de santé. Les personnes infectées sont traitées à domicile par des médecins qui se rendent dans les quartiers et sensibilisent les membres des familles. Cette stratégie et l'enfermement empêchent la progression accélérée des infections, qui serait catastrophique dans le cas de San Lorenzo.
64,1% de la population de San Lorenzo dispose d'eau potable ; seulement 27,3% de la population dispose d'un système d'égouts ; et, il n'est pas possible de pratiquer des habitudes d'hygiène personnelle adéquates en raison du manque de produits de nettoyage car la majorité de la population vit dans la pauvreté la plus extrême.
Conscientes des limites du système de santé à San Lorenzo et par peur de la contagion, les familles restent chez elles, mais cela a entraîné des problèmes sociaux, un appauvrissement et la faim accrus car leurs moyens de subsistance ont été affectés : pêche, commerce informel et ramassage de coquillages ; les rares personnes qui avaient un emploi les ont perdus. Les femmes chefs de famille, la population mobile et les réfugiés sont les plus touchés par cette pandémie, et ont pû subsister uniquement grâce à la mendicité ou à l'aide humanitaire.
Avec votre contribution, nous voulons aider les familles à se protéger contre le Covid-19 en leur fournissant de la nourriture et du matériel de nettoyage. Votre collaboration rejoindra celle d'autres institutions locales ; celles d'entre nous, Filles de la Charité, qui formons le Conseil d'Aide Humanitaire de San Lorenzo pour coordonner nos efforts afin d'éviter une augmentation de la contagion :
- Nous produirons et livrerons des masques de protection pour les enfants des "Semeurs de paix".
- Nous avons livré 570 masques à la population de la rue pour sa protection.
- Nous avons livré des kits alimentaires à 180 familles en situation d'extrême pauvreté.
- Nous soutenons l'éducation sanitaire de la population.
- Nous organisons des réunions permanentes pour aider les familles en difficulté.
Rejoignez-nous et aidez-nous à contenir la propagation de Covid-19 à San Lorenzo en Equateur...
Un grand merci pour votre aide !!

Envoyé il y a 3 mois

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L'équipe des Projets Rosalie
Soeur Sabina Melania Granda Encalada

Je suis né dans la province de Loja, le 31 décembre 1961. Je suis actuellement âgée de 58 ans. Je suis entrée dans la Compagnie des Filles de la Charité de Saint Vincent de Paul de la Province de l'Equateur le 3 avril 1982.
Le 20 avril 1985, j'ai été envoyé à "Hogar del Niño San Vicente de Paul" à Quito, où j'ai servi 180 enfants de 0 à 18 ans, orphelins et enfants abandonnés. J'ai partagé ce service avec 15 sœurs et j'ai appris à servir les plus pauvres, à faire confiance à la Providence divine et à me laisser habiter par l'espoir et l'Amour de Dieu.
En 1990, j'ai été transférée pour servir à la maison de retraite Sainte-Catherine Labouré, où j'ai appris la douleur de la vieillesse et développé encore plus la capacité de tendresse et de dévouement, partagée avec 12 sœurs et 70 personnes âgées.
Le 2 février 1993, je suis entrée en service à l'hôpital psychiatrique Lorenzo Ponce de Guayaquil, actuellement appelé hôpital des neurosciences. Il y a eu 1200 patients hospitalisés pour des maladies neuropsychiatriques des deux sexes et des enfants aux adultes. Elle disposait de salles de soins intermédiaires, d'urgence et de soins ambulatoires.
J'ai d'abord travaillé dans les soins directs, puis dans la supervision et enfin dans le domaine administratif à la coordination des soins infirmiers, avec 450 professionnels des soins infirmiers en trois équipes. Tout en travaillant dans le domaine des soins directs, j'ai obtenu un diplôme d'infirmière, dans lequel je suis restée pendant 15 ans ; ma communauté hospitalière locale était composée de 15 sœurs.
En mars 2008, la communauté m'a demandé d'être Conseillère Provinciale, et j'ai pu continuer à travailler dans le ministère de la santé et dans le service et l'accompagnement des sœurs âgées à l'oasis de Marillac et à la maison Betania.
En juin 2018, j'ai quitté le Conseil Provincial et le 9 juillet 2018, j'ai assumé la responsabilité de Sœur Servante dans la communauté locale de San Lorenzo, dans la province d'Esmeraldas. J'ai également la responsabilité de coordonner l'exécution du projet appelé "Renforcement des capacités des acteurs sociaux pour la prévention et la protection des droits des victimes de la violence sexiste et du trafic d'êtres humains", dans lequel trois sœurs sont impliquées. Une autre sœur est une infirmière qui travaille au centre de santé de type C dans le domaine de la prévention de la tuberculose.
Nous travaillons avec des groupes d'enfants et d'adolescents dans 18 quartiers en situation d'extrême pauvreté ; avec des femmes qui soutiennent des entreprises dans trois quartiers ; en sensibilisant les enseignants et les étudiants dans les écoles et les collèges aux risques de la traite des êtres humains ; et nous appartenons à un organisme de coordination des organisations sociales et de l'Église pour la défense sociale et avec les autorités locales. Nous accompagnons également les groupes vincentiens : NAVIL, JMV, AMM et SSVP.

San lorenzo
Équateur

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