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Fête de la bienheureuse Rosalie Rendu

Copie de rosalie rendu
7 février 2017 Projets Rosalie Filles de la charité Bienheureuse Rosalie Rendu

Biographie de la Bienheureuse Rosalie Rendu

Jeanne Marie Rendu, aînée de quatre filles, naquit le 9 septembre 1786 à Confort, dans le Jura, dans une famille de petits propriétaires montagnards relativement aisés et très estimés dans le pays. Lorsqu’éclata la Révolution française, la famille Rendu accueillit plusieurs prêtres réfractaires. La nuit, dans la cave de la maison, la messe était célébrée. Jeanne Marie fera sa première communion, à la lueur d’une bougie. Un climat religieux aussi exceptionnel forgea son caractère.  

Après le décès de son père, sa mère l’envoya chez les Sœurs Ursulines où elle apprit les arts ménagers. C’est à Gex, qu’elle découvrit l’hôpital géré par les Filles de la Charité. Sa mère accepta de la laisser partir à Paris afin d’entrer dans la Compagnie des Filles de la Charité, Jeanne Marie n’avait pas encore 16 ans. Elle est devenue Sœur Rosalie, fut envoyée à la maison du quartier Mouffetard (le plus misérable) pour être au service des pauvres.

En 1815, elle devint la Supérieure de la communauté de la rue des Francs Bourgeois. Toutes les qualités de dévouement, d'autorité naturelle, d'humilité, de compassion de Sœur Rosalie, et ses capacités d'organisation allaient enfin pouvoir se révéler. “Ses pauvres”, comme elle les appelait, étaient de plus en plus nombreux en cette époque troublée.

Pour venir en aide à tous ceux qui souffraient, elle construisit tout un réseau d’œuvres charitables (dispensaire, pharmacie, école, orphelinat, crèche, maison pour les vieillards, patronage pour les jeunes ouvrières…). Sœur Rosalie savait transmettre à ses sœurs son amour pour Dieu et pour l'oraison. Elle sut s’entourer de collaborateurs dévoués, les dons affluèrent vite, car les riches ne savaient pas résister à cette femme si persuasive. Même les souverains qui se sont succédés à la tête du pays ne l'ont pas oubliée dans leurs libéralités. Dans le parloir de la communauté on voyait souvent des évêques, des prêtres, l'Ambassadeur d'Espagne, Charles X, le Général Cavaignac, des écrivains et des hommes politiques, même l'Empereur Napoléon III et son épouse.   

Sœur Rosalie était vraiment au centre du mouvement de charité qui caractérisa Paris et la France dans la première moitié du XIXème siècle. Elle aida Frédéric Ozanam en 1833 lorsqu'il fonda La Conférence de la Charité dans le but de rapprocher riches et pauvres. Elle fut d'ailleurs une formatrice très appréciée auprès des généreux étudiants. En 1852, l'empereur Napoléon III la nomma chevalier de la Légion d'honneur. Il faut dire que durant les journées d'émeutes de juillet 1830 et de février 1848, Sœur Rosalie n'hésitait pas à monter sur les barricades pour secourir les combattants blessés, de quelque camp qu'ils soient.

Malgré sa santé fragile, Sœur Rosalie ne prenait jamais de repos.  Mais, avec l'âge et l'accumulation des tâches, malgré sa grande résistance et sa forte volonté, durant les deux dernières années de sa vie, elle devint progressivement aveugle; après une courte maladie, elle mourut le 7 février 1856.  Sœur Rosalie a été béatifiée le  9 novembre 2003 par le pape Jean-Paul II. 

Rosalie Rendu

 

Source : Nouvelle évangélisation

Sophie Mille

Equipe des Projets Rosalie

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