Aux Philippines, des milliers d'enfants grandissent loin de l'un de leurs parents partis travailler à l'étranger pour subvenir aux besoins de leur famille. Derrière les sacrifices économiques se cachent souvent des blessures invisibles : solitude, anxiété, sentiment d'abandon, difficultés à exprimer ses émotions.
Le projet « L’absence blesse, l’écoute répare » visait à soutenir des ateliers d’accompagnement psychosocial destinés aux enfants de travailleurs philippins expatriés, les « Overseas Fillipino Workers », et à leurs tuteurs.

L'absence blesse… mais l'écoute peut réparer
Les rencontres sont spécialement conçues sous forme d'ateliers interactifs qui offrent aux enfants un espace sécurisé où ils peuvent enfin mettre des mots sur ce qu'ils vivent.
- Atelier ANAK : expression des émotions et compréhension de la séparation familiale.
- Atelier ALAB : développement personnel, valeurs et projets de vie.
- Atelier KAISA : soutien et formation des tuteurs.

« Pendant plusieurs jours, les enfants ont été invités à partager leurs émotions, à comprendre leur situation familiale et à retrouver confiance en eux. Les ateliers les ont aidés à découvrir leurs forces, à se projeter dans l'avenir et à construire des repères positifs. » Sr Maria Socorro


En parallèle, des sessions ont également été organisées pour les tuteurs qui les accompagnent au quotidien, afin de renforcer leur capacité d'écoute et de soutien.



Des résultats particulièrement encourageants
« Beaucoup d'enfants ont confié pour la première fois des souffrances qu'ils portaient seuls depuis longtemps. Certains ont trouvé le courage d'aborder des sujets qu'ils n'osaient jamais évoquer avec leur famille. D'autres ont exprimé un profond soulagement après avoir découvert qu'ils n'étaient pas seuls à vivre ces difficultés. » Sr Maria Socorro
- 80–90 % des participants ont pu exprimer ouvertement leurs difficultés.
- 75–85 % se sont sentis moins isolés.
- 60–70 % ont développé une meilleure conscience de leurs besoins en santé mentale.
- 70–80 % ont adopté des stratégies d’adaptation plus positives.
Parmi les témoignages recueillis, l'un des plus marquants est celui d'un jeune homme qui avait traversé une grave crise personnelle allant jusqu'à une tentative de suicide. Grâce au soutien reçu pendant le programme et à la force du groupe, il a pu partager son histoire pour la première fois et reprendre un chemin d'espérance.


Nombre de bénéficiaires :
- 63 enfants à Zamboanga City
- 60 enfants au Concordia College de Manille
- 104 enfants à l’école Sainte-Louise-de-Marillac de Miag-ao.

Encore 3 sessions à venir
Plus de 220 jeunes ont déjà trouvé une oreille attentive, un espace pour guérir et de nouvelles raisons d'espérer.
Les contraintes scolaires, les retards administratifs et les perturbations liées aux typhons ont limité le nombre de sessions réalisées. Sur les huit groupes initialement prévus, cinq ont pu être accompagnés à ce jour. Les trois sessions restantes sont prévues avant la fin de 2026.
« Merci d'avoir contribué à transformer l'absence en présence, la solitude en soutien et la souffrance en résilience. » Sr Maria Socorro