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L'importance de l'agriculture au Congo

Agriculture
14 novembre 2016 Congo Kinshasa chômage agriculture malnutrition

Pour pallier au chômage et réduire la malnutrition !

La République Démocratique du Congo, parfois appelée Congo-Kinshasa en référence à sa capitale, par opposition au Congo-Brazzaville, son voisin du nord, est un pays d’Afrique centrale. C’est le pays francophone le plus peuplé devant la France. Ruiné par des décennies de guerre et de pillage, la majorité des entreprises ont fermé, laissant beaucoup de congolais au chômage.

Aujourd’hui, c’est l’agriculture qui fait vivre le pays. Ce secteur a contribué, en 2013, à hauteur de 40 % du PIB, mais, paradoxalement, et malgré l’enjeu, il ne reçoit que très peu de financements. La RDC bénéficie pourtant d’une remarquable diversité de climats qui lui offre des possibilités de cultures très variées, avec une superficie de terres agricoles inégalée en Afrique.

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L’agriculture pour pallier au chômage

Caractérisé par un taux de chômage supérieur à 85 % de la population active. L’agriculture urbaine est une activité qui fait vivre de nombreuses familles à Kinshasa. Elle peut donc contribuer au développement durable des villes africaines sous certaines conditions dont notamment par sa professionnalisation (connaissance des différentes variétés de chaque légume, des outils à utiliser mais aussi des produits adaptés et non dangereux pour l’environnement et pour l’homme).

L’ONG américaine Innovative Resources Management a montré que sur 100 agriculteurs (maraîchers en particulier), 65 l’était par manque d’emploi rémunérateur ; 30 le faisait pour arrondir les angles face aux salaires modiques des fonctionnaires de l’État et 5 le faisait par tradition héritée des parents.

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L’agriculture réduit la malnutrition

Les agriculteurs urbains vendent 90% de leur production sur les marchés et dans les supermarchés urbains, selon la FAO, contribuant ainsi à nourrir une population urbaine de plus en plus importante à mesure que les congolais quittent la campagne pour s’installer en ville, en quête de sécurité.

De plus, lorsque la production aura doublé, voire triplé, la RDC pourra dire qu’elle est apte à réduire la malnutrition, car le prix des légumes sur le marché aura diminué et les gens pourront donc en acheter plus régulièrement.

En septembre 2010, 24 % des enfants de moins de cinq ans ont un poids insuffisant ; 43 % présentent un retard de croissance ; et neuf % sont émaciés. La situation est plus qu'urgente.

 

Sophie Mille

Equipe des Projets Rosalie

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