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Un Paris saint ?

Paris
9 mars 2016 Rosalie Rendu Saint Vincent de Paul

Parmi les Saints parisiens comme Saint Denis ou Sainte Geneviève, nous retrouvons deux figures emblématiques des Filles de la Charité, et même des Projets Rosalie !

 

 Saint Vincent de Paul (1581 - 1660)

 

Ordonné prêtre avant l'âge de 20 ans, aumônier de la reine Marguerite de Navarre, Vincent comprend que son chemin passe par le service des plus pauvres. Attentif à la misère urbaine il fonde la congrégation des Prêtres de la Mission (les Lazaristes) pour l'évangélisation du monde rural et la formation du clergé. Puis en collaboration avec Louise de Marillac il fonde la "Compagnie des Filles de la Charité" en 1633. Il meurt en 1660. Saint Vincent de Paul est fêté le 27 septembre.

 

Où le retrouver dans Paris ?

C'est sur le territoire de cette paroisse que Monsieur Vincent et Louise de Marillac commencent leur mission. Saint Vincent y fait baptiser le premier enfant abandonné qu'il recueille.

Fondée par Saint Vincent de Paul en 1625, la congrégation des Lazaristes s'installe rue de Sèvres en 1817. Dans la chapelle se trouvent les reliques de Saint Vincent de Paul transportées en ce lieu en 1830.

C'est la paroisse de Monsieur Vincent lorsqu'il réside à la Maison de Saint-Lazare.

La chapelle garde le coeur de Saint Vincent et la châsse où est conservé le corps de Sainte Louise de Marillac.

Elle est proche du quartier parisien dénommé à cette époque Ferme Saint-Lazare, centre des activités de Monsieur Vincent. Il y vécut de 1632 à sa mort en 1660.

 

 

Bienheureuse Rosalie Rendu (1786 - 1856)

 

Entrée au noviciat des Filles de la Charité de Saint Vincent de Paul à Paris en 1802, Soeur Rosalie Rendu est envoyée dans la communauté du quartier Mouffetard, l'un des plus pauvres de la capitale. Supérieure de sa communauté en 1815, Soeur Rosalie côtoie et conseille le bienheureux Frédéric Ozanam, fondateur de la Société de Saint Vincent de Paul. Les habitants sont profondément marqués par son dévouement et celui des Soeurs de sa communauté pendant les émeutes de 1830 et de 1848 et lors des épidémies de choléra en 1832 et 1849. Soeur Rosalie meurt le 7 février 1856 et est ainsi fêtée le 7 février.

 

Où la retrouver dans Paris ?

En 1860, une chapelle est élevée dans le quartier de la Glacière, très déshérité du point de vue religieux. C'est à l'abbé Le Rebours que l'on doit cette initiative : sous l'impulsion de soeur Rosalie, dont il était très proche, il avait décidé de consacrer sa fortune aux oeuvres de charité. A la mort de la religieuse, il acheta un terrain qui accueillit l'église et un patronage de garçons. L'église fut dédiée à la patronne de celle qui avait inspiré le projet : Sainte Rosalie, vierge et martyre de Palerme au XIIème siècle. Les deux Rosalie sont d'ailleurs représentées sur un grand vitrail, oeuvre de Didron, dans le choeur de l'édifice : on y voit soeur Rosalie Rendu offrant à sa sainte patronne la maquette de l'église. Depuis la béatification de Soeur Rosalie, la paroisse est placée sous le double patronage de la bienheureuse Soeur Rosalie Rendu et de Sainte Rosalie.

Saint-Médard fut la paroisse de Soeur Rosalie pendant cinquante-quatre ans. C'est également dans cette église que furent célébrées ses obsèques le 9 février 1856. Une sculpture contemporaine lui est dédiée.

Située à l'entrée du cimetière, la tombe très simple est surmontée d'une grande croix et de cette inscription : "à la bonne Mère Rosalie, ses amis reconnaissants, les riches et les pauvres". Témoin de la vitalité de son rayonnement, sa tombe demeure encore aujourd'hui fleurie par de nombreuses mains anonymes.

 

 

Source : Paris Catholique

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