Les portes du pénitencier
Agriculture et aide alimentaire
Les portes du pénitencier : Terrains à cultiver pour insérer des prisonniers
Réduction fiscale
882 € / 882 €
Matériel pour la préparation du terrain ( houes, râteaux , fourches)
1003 € / 1003 €
50 Binettes et arrosoirs et 5 brouettes pour le labour
717 € / 717 €
Lot d'équipement jardinage ( bottes, pulvérisateur, seaux,…)
670 € / 670 €
Semences de légumes
878 € / 781 €
Construction d'un grand bassin

Des conditions de détention extrêmement difficiles en République Démocratique du Congo

Selon les témoignages des anciens prisonniers et des ONG, les prisons de République Démocratique du Congo sont devenues des centres de maltraitance et s’apparentent parfois à de véritables mouroirs pour les détenus.

Un rapport de mai 2020 publié par Human Rights Watch (HRW) dénonçait un taux de surpopulation moyen dépassant les 400% dans les prisons congolaises. Les conditions de vie des détenus sont catastrophiques. Ils dorment debout quand ils n’ont pas les moyens de payer pour bénéficier d’un espace sur le sol, la nourriture est misérable et l’accès à l’eau étant très difficile, les conditions d’hygiène sont déplorables.

L’arrivée du Covid-19 depuis début mars fait également craindre le pire là où promiscuité et manque d’hygiène sont communs dans le milieu carcéral.

La RDC n’a pas de ressources suffisantes pour nourrir ses prisonniers ; seules les familles et les associations pouvaient fournir des vivres et des produits d’hygiène, mais depuis la proclamation de l’état d’urgence sanitaire les visites sont désormais limitées.

Les gardes pénitentiaires civils étant également mal payés par le gouvernement, les visites des familles et amis sont payantes.

Surpopulation, famine et l’état vétuste des infrastructures sont un problème majeur à  la prison centrale de Mbandaka 

Mbandaka est une ville et chef-lieu de la République Démocratique du Congo et est située sur le fleuve Congo entre les villes de Kinshasa et celle de Kisangani. La ville n’a pas d’infrastructures, il n’y a pas d’électricité ni l’eau courante dans les maisons. La plupart des rues et avenues de la ville se trouvent dans un état de délabrement très avancées. Le tissu socio-économique est marqué par une précarité notoire et la pauvreté bat son plein dans toute la ville.

Construite par les Belges en 1929, la prison centrale de Mbandaka accueille aujourd’hui 300 détenus. En 88 ans d’existence, l’endroit n’a jamais été rénové complètement. Quelques cellules ont pu être réhabilitées par la MONUSCO, la Mission des Nations Unies au Congo, mais le projet de rénovation a été brutalement interrompu, sans aucune visibilité pour sa reprise.

Les Filles de la Charité s’occupent seules des prisonniers du centre pénitentiaire de Mbandaka en leur apportant des vivres et en s’attelant à former ceux qui peuvent y prétendre.

Au cours de la crise alimentaire de mois de septembre dernier, les autorités pénitentiaires centrale de la ville ont dû faire face à un manque criant de fonds publics pour la nourriture. Sœur Pascaline Biyoudi accompagnée des Filles de la Charité de la Province a  pu fournir des sacs de manioc et de farine de maïs ainsi que de l’huile de palme et d’autres produits nutritionnels de base. Elles ont pu ainsi sauver 15 nouveaux arrivant qui étaient dans un état critique.

« Ce centre d’incarcération est abandonné par le ministère de la justice, nous connaissons beaucoup de cas des morts à cause de la famine, c’est pourquoi nous nous rendons 4 fois par semaine au centre pour faire la cuisine aux prisonniers. En plus de nos visites où nous leur apportons conseils, paroles de réconfort, et appui spirituel, nous leur fournissons également des vêtements et des soins médicaux en dehors de la nourriture. » Sr Pascaline Biyoudi

L'objectif: Endiguer la famine au sein de la prison et former les détenus à travailler pour devenir autonome

Malgré le manque de ressources fiancières auxquelles les soeurs sont  actuellement confrontée et les problèmes de transport pour parvenir jusqu'au centre de détention, Soeur Pascaline continue d’innover pour apporter son aide aux prisonniers.

Elle sollicite donc les Projets Rosalie pour l’aider à mener son projet d’insertion à travers la création et la culture de jardins potagers. Un premier essai à été mené pour convaincre les autorités de la pertinence du projet et s'assurer que les prisonniers étaient motivés par cette idée. L'initiative a été très fructueuse: grâce aux travail et à l'implication des premiers détenus, quelques légumes ont pu être recoltés dans l'enceinte de la prison. 

Ce projet sera étendu à l'ensemble du terrain ainsi que sur un autre terrain mis à disposition par la commune de Mbandaka. Nous pourrons ainsi donner la possibilité à davantage d'incarcérés de profiter de cette opportunité. Ils ont déjà commencé à construire une petite cabane dans le but de ranger le matériel de culture.

Ce projet inclusif a de multiples objectifs :

  • lutter contre la famine afin que les détenus aient de quoi manger même en l’absence des sœurs (légumes, tomates, feuilles de manioc, etc)
  • sensibiliser les prisonniers à l’opportunité de se former et de travailler durant leur période d’incarcération
  • combler la rupture des liens sociaux et familiaux
  • réduire les troubles ou fragilités psychiques aggravés par les conditions de détention: isolement affectif, promiscuité, manque hygiène, inactivité, violence etc.

Les étapes du projet :

  1. La préparation des terrains et l'achat des outils de travail pour le fauchage du terrain.
  2. Le labour du terrain ; l’achat des houes et des bêches pour le sarclage.
  3. Le transport des produits dans le champ ; achat des brouettes et une charrette pour la revente. 

Les résultats attendus en termes de récolte devraient arriver au bout de 3 mois.

Qui sont les bénéficiaires et combien sont-ils ? 

Les bénéficiaires principaux sont principalement les hommes incarcérés dans cette prison centrale de Mbandaka, ils sont au nombre de 300 prisonniers (8 sont des femmes, certaines présentes avec leurs enfants, elles auront aussi accès à ce projet)

Que les peines soient longues ou courtes, le directeur a accepté de proposer ce projet aux détenus les moins agressifs et qui font preuve d'une conduite considérée comme adéquate. Responsables de famille, ils sont également incités à se prendre en charge pour subvenir à leurs besoins en terme de nourriture, vêtements et soins.
Rappelons que l’écrasante majorité des prisonniers en République Démocratique du Congo n’a pas suivi de parcours scolaire élémentaire. La plupart ne savent pas pourquoi ils sont en prison et leurs familles n’ont parfois jamais été prévenues.

Grâce à votre soutien, vous aidez les Filles de la Charité de Mbandaka à améliorer les conditions de vie des détenus et à faciliter leur réinsertion 

Merci d'avance pour votre générosité

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L'équipe des Projets Rosalie

Chers donateurs qui nous ont soutenu. Je ne sais pas comment exprimer ma gratitude face à cette bonne
nouvelle. j'ai le sentiment de joie et surtout en cette période de
carême d'entendre que le projet a été financé et que nous venons de recevoir les fonds. Nous disons un grand
merci à chacun de vous , vos contributions sont
bénéfiques et nous aident beaucoup au service des pauvres. Un grand merci aussi, à toute l'équipe de Rosalie Rendu qui malgré ce temps où le monde entier est bouleversé par une pandémie tragique n'a
pas cesser de faire son travail pour l'intérêt des pauvres.
En union de prière
Sr. Pascaline Biyoudi

Envoyé il y a 5 mois

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L'équipe des Projets Rosalie
Sr Pascaline Biyoudi

Je suis Sœur Pascaline Biyoudi de la communauté des Filles de la Charité et j’ai 28 ans de vocation. J’ai travaillé à l’hôpital général de Mbandaka. Depuis, Mai 2016, j’ai repris la charge de la procure provinciale et la prison centrale de Mbandaka.
Les Filles de la Charité sont arrivées en R. D. Congo en 1925 pour le service des personnes démunies et c’est vers les années 1938 qu’elles ont commencé à construire les écoles à Mbandaka dont le complexe scolaire Elikya qui fait partie de notre ensemble.
Celui-ci comprend :
- Le service social à l’Hôpital Général de Référence Wangata et dans plusieurs Centres de Santé tels que le centre diabétique et épileptique ; le centre Dream des personnes vivant avec VIH ; le centre de rééducation des personnes vivant avec handicap
- Le service de l’éducation au sein de 3 écoles primaires de plus 600 élèves, deux école secondaires de plus de 300 élèves, un internat de près de 100 filles à Bikoro. ( ce dernier est momentanément fermé pour des raisons d’élargissement et modernisation de l’espace, il ouvrira ses portes l’année prochaine).
- Le service auprès des vieillards, des indigents hospitalisés, des familles vulnérables de la ville.
- La pastorale des jeunes

Mbandaka
Congo-Kinshasa