Couverture

Envole-toi - We did it

Des soins de qualité pour six enfants handicapés au Kenya
28 juillet 2021
Sr Deborah Mallot
We did it

Ce beau projet consistait à participer aux frais du programme Kisima prenant en charge des enfants en situation de handicap au Kenya.

L’objectif était de subventionner la prise en charge de 6 jeunes en situation de handicap pour couvrir leurs frais d'éducation, d'assistance nutritionnelle, de soutien médical et de transport pendant un an.

Le programme fonctionnant selon le calendrier scolaire national, ce beau projet avait dû être décalé en raison de la fermeture des écoles imposée par le Ministère de l'éducation jusqu’au 4 janvier 2021 suite à la pandémie.

Pendant la fermeture, le centre a continué à payer le personnel qui a beaucoup travaillé sur les plans de réouverture, le développement du programme scolaire et la mise en œuvre les mesures de prévention nécessaires à la situation sanitaire.

Sœur Deborah raconte :

Pendant la période de pandémie, nous avons continué à prendre en charge les frais de nutrition en fournissant des colis alimentaires aux familles des élèves de Kisima. Les enfants ont également continué à recevoir des soins de physiothérapie à domicile et ont eu quelques autres soins médicaux connexes. Heureusement, aucun des enfants n'a contracté le COVID-19.

Fidelis, souffrant d'infirmité motrice et cérébrale et d'épilepsie avait besoin de médicaments anti-convulsions. Elle n’était pas couverte par le Fonds National d'Assurance Maladie (NHIF) et sa mère n'était pas en mesure de payer les médicaments nécessaires. Au Centre Kisima, les soins de physiothérapie qu’elle recevait ont commencés à faire leur effet et nous avons donc décidé qu’il était important que son thérapeute continue à la visiter même pendant la fermeture du centre. Nous l'avons également orientée vers un partenaire pour que sa famille ait accès à des médicaments subventionnés pour limiter ses crises.

Joseph atteint de déficiences intellectuelles est arrivé à Kisima en janvier 2020. Il pleurait constamment pendant les premières semaines de son séjour, lui qui n'avait jamais été séparé de ses parents. Lorsque la pandémie a obligé Kisima à fermer ses portes, notre physiothérapeute est allé former ses parents pour qu’ils puissent prodiguer des soins à leur fils entre ses visites. Joseph a appris à marcher, il peut maintenant utiliser les toilettes et son langage s’est bien développé. Lors de la dernière visite à domicile que nous avions effectuée, Joseph voyant le chauffeur du bus de l'école avait voulu revenir avec nous le jour même ! Nous avons été très heureuses de voir que le père de Joseph avait créé un jardin potager, ce qui donne à la famille une meilleure sécurité alimentaire (à la fois en termes de quantité et de qualité nutritionnelle).

Six enfants et leurs familles, bénéficient directement de ce projet. Les 51 autres enfants du programme de Kisima en bénéficient également puisque celui-ci permet de payer en partie les salaires des enseignants et les frais de la camionnette de transports.

Je tiens à exprimer ma gratitude aux donateurs qui ont contribué de quelque manière que ce soit à la collecte de fonds de Projet Rosalie pour les classes Kisima destinées aux enfants et aux jeunes souffrants de handicaps intellectuels et physiques.

Les donateurs comme vous font toute la différence !

Vous permettez aux Filles de la Charité de donner un accès à l'éducation aux enfants et adolescents atteints de dystrophie musculaire, du syndrome de Down, d'infirmité motrice cérébrale, de spina-bifida et d'un large éventail d'autres handicaps physiques et intellectuels.

Kisima est un programme unique en son genre dans la mesure où il accepte des enfants présentant un handicap très grave. Pour les enfants les plus handicapés, le personnel de Kisima fournit des soins de confort et un soutien nutritionnel dans un environnement gai et réconfortant. Tous les enfants qui ont besoin d'une physiothérapie la reçoivent gratuitement. Plusieurs d’entre eux sont arrivés au Centre sans savoir marcher et marchent désormais après plusieurs mois de rééducation.

Pendant le confinement de Covid-19, nous avons essayé de soutenir les familles en livrant de la nourriture deux fois à chaque famille et en passant régulièrement des appels téléphoniques pour garder le contact. Nos enseignants ont envoyé des devoirs à distance à leurs élèves et le physiothérapeute a fait des visites à domicile à quelques jeunes qui venaient de commencer à marcher.

Certains arrivent et sont incapables de s'asseoir ou de se nourrir et de la même manière, après des mois de travail patient, y arrivent finalement. Pour les enfants qui peuvent acquérir des compétences académiques, notre personnel travaille avec le programme scolaire kenyan pour les aider à faire autant de progrès que possible.

Certains des jeunes plus âgés apprennent la pâtisserie ou le jardinage. À l'avenir, nous espérons avoir un membre du personnel chargé de trouver des emplois dans les villages environnants pour les jeunes en capacité d’avoir une petite activité professionnelle. Nous construisons aussi actuellement une serre qui permettra à nos jeunes adultes handicapés d'améliorer leurs compétences en agriculture. Les Filles de la Charité aident aussi les familles à créer des jardins et petits potagers chez eux. Certains de nos jeunes adultes handicapés élèvent des chèvres laitières et d'autres fabriquent des bijoux ou apprennent à tisser des tapis.

Le personnel des Filles de la Charité fait de son mieux pour évaluer les intérêts et les capacités des enfants et des jeunes participant à notre programme et nous efforçons ensuite de les aider à renforcer ces compétences et capacités. Aux Services Thigio des Filles de la Charité, nous croyons fermement à la dignité et à la valeur de chacun et nous travaillons chaque jour pour que la communauté civique au sens large reconnaisse l'incroyable cadeau que représente ces enfants. Merci de nous aider à atteindre les personnes et les familles dans le besoin.

Encore une fois, MERCI d'avoir aidé les Filles de la Charité à rendre ce projet possible.