Les cinq formidables
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Les cinq formidables
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The steps
/ €1 519
Micro-projet de Fatiha : un four, du gaz, un réfrigérateur, des ingrédients, une table et
/ €1 410
Micro-projet de Salima : une table de travail et 5 chaises, et un miroir, une table, chais
/ €1 327
Micro-projet de Rachida : un réfrigérateur, une cuisinière, des ingrédients, et 2 bancs
/ €1 007
Micro-projet de Nohaila : un chariot, une armoire, 2 chaises et de la marchandise
/ €987
Micro-projet de Zahar : un four, un réfrigérateur, une table de travail, des ingrédients

Au nord-est du Maroc, Nador est une ville de 160.000 habitants en pleine transformation économique. Mais les opportunités restent difficiles d’accès pour les plus fragiles. Pour les familles les plus pauvres, chaque dépense compte et chaque journée est une course pour subvenir à leurs besoins essentiels. 

Trois Filles de la Charité sont présentes à Nador, qui se trouve dans l’Archidiocèse de Tanger. Elles collaborent à des activités diocésaines : maison de retraite, délégation diocésaine des migrations, Caritas paroissiale.

Quand la pauvreté empêche d’avancer

Quand les revenus manquent, il devient difficile de nourrir sa famille, de scolariser ses enfants ou de financer une formation professionnelle.

Derrière ces difficultés, il y a des femmes qui se battent pour s’en sortir, qui voudraient travailler mais ne trouvent pas de solution, faute d’argent. 

« Elles ne manquent ni de courage ni de volonté. Ce qui leur manque, bien souvent, c’est le coup de pouce qui leur permettra d’avancer, de construire un avenir. » Sr Anna

Le projet :  Une aide concrète pour démarrer des micro-projets 

Grâce aux visites à domicile, les Filles de la Charité sont au plus près de la réalité de chaque famille.

Ce projet veut donner une chance à 5 femmes de construire un avenir plus stable pour leur famille, en soutenant le lancement d’une simple petite activité professionnelle, selon les besoins et les possibilités de chacune de ces courageuses femmes. L’objectif est concret : leur permettre de développer une activité qui leur procure des revenus et les aide à subvenir aux besoins de leur famille.

Les 5 micro-projets à soutenir

- FATIHA a 35 ans et elle est mère de 3 petits enfants : Salih, Redouan et Jasmine (8, 7 et 5 ans). Les enfants vont tous à l’école. Son mari est gardien de nuit dans une clinique privée, mais son salaire est insuffisant et ne couvre pas les dépenses journalières. La famille habite un petit logement très dépouillé, dépourvue du nécessaire. 
Fatiha souhaite démarrer un atelier de pâtisserie. Elle a besoin d’un four, de gaz, d’un réfrigérateur, d’ingrédients, d’une table et de 2 bancs.

- SALIMA est une jeune femme de 30 ans, veuve avec 4 enfants : Sahib, Ain Bran, Aisa et Asina (15, 10, 9 et 5 ans). 
Ils habitent deux pièces très humides et ils partagent l’espace de la cuisine avec une famille voisine. Après le décès de son mari, son fils de 15 ans a abandonné l’école pour l'aider . Il a trouvé un coiffeur qui a accepté de lui enseigner le métier et il va soutenir l’examen pour le brevet en décembre.  
Salima veut aider sa famille avec un petit commerce de biscuits et de caramels qu’elle installera à l'entrée de sa maison, tout près de l’école de son quartier ; elle n'a pas les moyens d'ouvrir une boutique et de préparer elle-même les gâteaux à cause de sa santé. Elle demande simplement une table de travail et 5 chaises pour exposer sa marchandise ; et pour son fils, un miroir, une chaise et du matériel de coiffure.

- RACHIDA a 43 ans et n’est pas mariée. Elle habite un logement convenable avec sa mère paralysée et son frère. Elle a besoin d’un autre travail car la maladie de sa mère nécessite des soins quotidiens, des produits d’hygiène et des médicaments journaliers. Actuellement, elle travaille chez une famille très éloignée. 
Elle demande une aide pour démarrer un atelier de pâtisserie : un réfrigérateur, une cuisinière, des ingrédients et 2 bancs.

- NOHAILA a 24 ans et elle est mère de deux enfants : Soltan, 9 ans, va à l’école, et Firdaws, 5 ans, va au jardin d’enfants.
Depuis deux ans, elle est divorcée. Elle habite maintenant avec ses enfants chez sa propre mère qui se charge de faire survivre son propre fils et la petite famille. Nohaila n’a pas été habituée à travailler. La situation est très difficile. 
Mais elle voudrait se lancer dans la vente de diverses marchandises près de l’école du quartier, à proximité de sa maison. Cette activité nécessite un chariot pour le transport, une armoire, 2 chaises et de la marchandise pour démarrer.

- ZAHAR a 43 ans et elle est mère de 4 enfants. Son mari ne travaille pas régulièrement et n’a pas de compétence particulière. Les enfants, Arafi, Fatima, Esma et Amin ( 7, 6, 5 et 4 ans) sont tous en âge scolaire. Leur logement est dépourvu de tout et comprend une petite cuisine et une chambre. Ils se servent de l’eau d’un puits où Zahar puise aussi l’eau pour laver le linge des voisins. Ce petit travail permet à toute la famille de survivre. 
Zahar demande un aide pour fabriquer du pain local et le vendre dans le boutique du quartier. Elle a besoin d’un four, d’un réfrigérateur, d’une table de travail et d’ingrédients.

Un coup de pouce aujourd’hui et plus d’autonomie dans l'avenir

Créer une petite activité ne résout pas tout du jour au lendemain. Il faut du temps, de la persévérance et un accompagnement régulier pour que le projet devienne viable. Les femmes soutenues bénéficieront d’un suivi pendant un an. L’enjeu est de les aider à rendre durable leur activité, à gagner progressivement en autonomie, à retrouver confiance en leur capacité et à regarder l’avenir avec davantage de sérénité.

« Elles ont la volonté de s’en sortir, de ne plus dépendre de secours, de répondre dignement aux besoins de leurs enfants. Ces micro-projets sont une véritable possibilité de changer leur vie. » Sr Anna

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Véronique Cappoen.
Soeur Anna Fenu

Je suis italienne et je vis en terre de mission depuis longtemps.
J’ai commencé dans un village d’Italie détruit par un tremblement de terre. Après, je suis partie en Érythrée où je suis restée pendant une période très triste pour la population à cause de la guerre, des épidémies et des maladies. Par la suite, je suis rentrée en Italie et j’ai été affectée dans deux villages détruits par une inondation catastrophique. Ensuite, mes supérieures m’ont proposé de partir au Kosovo avec la Caritas italienne.
Puis, j’ai rejoint la Mauritanie où j’ai vécu pendant 13 ans. Dans mon service à la prison et le contact avec les détenus, j’ai pu approfondir ma vocation missionnaire.
Après, j’ai vécu neuf ans en Tunisie, dont deux ans dans la ville de Sfax. En collaboration avec des volontaires, nous avons réalisé plusieurs micro-projets pour les familles démunies. Dans cette région, la pauvreté est une réalité cachée derrière le centre-ville apparemment riche. Il m’a fallu un peu de temps pour voir et comprendre les lieux habités par les pauvres ; et comme cela arrive souvent, ils sont dans les banlieues très peuplées.

Par manque de vocations, la maison de Sfax a fermé. J’ai rejoint la ville de NADOR au Maroc. La découverte des nombreuses difficultés et souffrances qui affectent la vie des pauvres aussi dans cette ville me pousse à présenter ces 5 petits projets.

Nador
Morocco