À Ajaltoun, dans la région du Kesrouan, la crise qui frappe le Liban n’est pas une abstraction. Elle se vit chaque jour dans les foyers, dans les salles de classe, et surtout dans le regard des enfants.
Avec l’inflation et la chute de la livre, les inégalités se creusent au détriment des familles les plus défavorisées. L’accès à la nourriture est incertain, les soins de santé deviennent coûteux et difficiles à obtenir, les services de base comme l’électricité et l’eau sont intermittents. Les familles doivent faire des choix impossibles entre survivre aujourd’hui et investir dans l’avenir de leurs enfants.
La récente escalade militaire dans le pays et les frappes aériennes rajoutent un stress permanent.
"La situation au Liban continue malheureusement de s’aggraver de jour en jour. Nous sommes très souvent sur le terrain pour répondre aux besoins urgents des personnes déplacées et des familles touchées par la guerre" Sr Rita, fille de la charité
Peur, précarité et incertitude fragilisent profondément les parents comme les enfants, laissant des traces visibles dans leur développement scolaire, émotionnel et social.
Depuis plusieurs décennies, les Filles de la Charité sont présentes à travers deux établissements scolaires qui accueillent plus de 800 élèves (l’École Sainte Louise et de l’École semi-gratuite Notre-Dame du Rocher).

Leur mission dépasse l’enseignement : elles accompagnent les familles, écoutent les enfants et tentent, malgré des moyens limités, de répondre à des situations humaines de plus en plus lourdes.
« Ces dernières années, les équipes éducatives ont observé une augmentation alarmante des troubles d’apprentissage, de langage, de concentration, de motricité, de traumatisme et d’anxiété chez les élèves ». Sr Diala

Pour beaucoup de ces enfants, un suivi en orthophonie, en psychomotricité ou en psychologie est indispensable. Pourtant, pour leurs familles, ces soins dépassent largement leurs capacités financières et sont devenus un luxe inaccessible. Quant aux centres à tarifs réduits, ils sont saturés, les listes d’attente interminables, et les enfants restent sans suivi, avec un risque réel d’échec scolaire, de décrochage et de souffrance durable.
« Plus de 40 enfants ont été identifiés par les enseignants comme nécessitant un accompagnement urgent. Mais faute de moyens suffisants, le projet commencera par accompagner 15 enfants prioritaires, avec l’espoir d’élargir ensuite le dispositif ». Sr Diala

Sur une période d’un an, chaque enfant bénéficiera de bilans complets, d’un plan de prise en charge personnalisée et de séances hebdomadaires assurées par des professionnels qualifiés, en dehors du temps scolaire. Les familles seront également accompagnées afin de mieux comprendre et soutenir leurs enfants.
L’impact attendu est profond et durable :
• amélioration mesurable des performances scolaires
• réduction des troubles émotionnels et comportementaux
• renforcement de la confiance en soi et de l’autonomie
• prévention concrète du décrochage scolaire
• soulagement réel pour des familles en grande détresse
Mais au-delà des résultats mesurables, il s’agit surtout de redonner à ces enfants une chance équitable de réussir, malgré un contexte économique et politique extrêmement difficile
"Encore merci pour votre soutien fidèle et pour votre proximité dans cette épreuve. Votre solidarité nous donne beaucoup de courage pour continuer la mission auprès des plus vulnérables"
Avec Eux, Grâce à vous
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Fille de la Charité depuis 26 ans, j’ai vécu 20 ans au Liban au service des jeunes dans les écoles et les mouvements et les 6 dernières années comme missionnaire en Mauritanie. Actuellement je fais partie de la communauté St Joseph Ajaltoun. Je m’occupe de la pastorale scolaire et du bureau d’écoute. Je travaille auprès de la pastorale universitaire et la pastorale de la prison .